Editorial du Facilitateur canadien
Chers partenaires et amis,
Après les États-Unis (2003-2004), la France (2005-2007), et l’Allemagne (2008-2010), la facilitation du PFBC est maintenant assurée par le Canada pour la période 2010-2012. Si c’est un privilège pour moi de vous adresser ces quelques lignes éditoriales au nom de toute l’équipe de la Facilitation canadienne, sachez que derrière moi s’active une équipe dynamique et dévouée dont la plupart des racines sont profondément ancrées dans les forêts du Bassin du Congo. Permettez-moi de saluer ici le Facilitateur délégué, le responsable des communications et les conseillers du Canada sur le terrain.
C’est dans le prolongement du travail accompli par les facilitations précédentes que le Canada s'efforcera d’améliorer le potentiel de coordination du PFBC et de développer pleinement son rôle de forum de dialogue au niveau de toutes les parties prenantes du secteur forestier. Je me permets de rappeler ici les origines du PFBC à Johannesburg alors que pour plusieurs ce PFBC n’était encore qu’un assemblage peu consolidée de bailleurs de fonds, d’agences étatiques responsables des écosystèmes forestiers du bassin du Congo et d’organismes non gouvernementaux. Aujourd’hui, le PFBC est un réseau beaucoup plus efficace, efficient, et reconnu comme tel tant au niveau régional, qu’au niveau international. Le PFBC est maintenant reconnu à sa juste valeur comme un outil sous-régional unique de communication ; une courroie de transmission entre les bailleurs de fonds et les partenaires au développement du bassin du Congo; un espace de dialogue entre les divers partenaires. Mais tout n’est pas parfait et la route est encore longue afin d’atteindre l’objectif du PFBC, soit: l’amélioration de l’efficacité des contributions techniques et financières pour la conservation, la gestion durable des écosystèmes forestiers, et la réduction de la pauvreté dans les pays d’Afrique Centrale.
Comme le mentionne notre feuille de route, la Facilitation canadienne continuera d’encourager les membres à l’amélioration de l’efficacité de leurs contributions techniques et financières pour la conservation, la gestion durable des écosystèmes forestiers, et la réduction de la pauvreté dans les pays d’Afrique Centrale en s’appuyant sur trois volets principaux :
1. Appui aux politiques et à leur harmonisation en Afrique Centrale
2. Appui à la COMIFAC et à ses partenaires locaux
3. Renforcement de la gouvernance et des acquis du PFBC
Dans la foulée des grandes conventions de Rio, les écosystèmes forestiers du bassin du Congo se voient coiffer de missions continentales importantes, voire planétaires que ce soit pour le climat de la planète, la préservation de la biodiversité ou la réduction de la vulnérabilité des populations. Ces missions nous imposent à tous, pays membres de la COMIFAC, pays donateurs, partenaires techniques et financiers, populations locales, concessionnaires forestiers, utilisateurs des bois tropicaux et des produits forestiers non-ligneux, l’obligation de nous concerter et de nous entendre sur les actions à mener en vue de la gestion durable du bassin du Congo. A l’aube d’une ère de développement économique qui s’impose dans les pays du bassin du Congo, les défis sont grands, les délais sont courts; il faut agir dès maintenant ensemble de manière responsable et en harmonie. Des progrès important ont été faits. Les accords multi nationaux portant sur des aires protégés, la croissance rapide des exploitations certifiées, les accords de partenariats volontaires et autres initiatives représentent des gains importants. Il faut bâtir sur ces acquis.
Chers partenaires, vous serez invités par la Facilité canadienne à prendre certaines initiatives d’harmonisation. Permettez-moi de vous assurer de toute la collaboration et du dévouement de la Facilitation canadienne au renforcement de vos actions en faveur de ce patrimoine de l’humanité qui est le Bassin du Congo.
Gaston Grenier
Facilitateur PFBC




